Audition de la CNSA – Annie CHAPELIER, député LREM – mai 2019

Le jeudi 23 mai, la CNSA a été auditionnée par Annie CHAPELIER, députée LREM du Gard, membre d’un groupe d’études sur les professions paramédicales à l’Assemblée nationale.

Cette audition, dont l’objectif était de connaître l’historique et le positionnement de la Chambre sur les sujets du recrutement, de l’attractivité du secteur et de la formation, a permis à la CNSA de plaider pour une plus grande professionnalisation du métier.

La Chambre a mis en avant le déficit de recrutement qui touche actuellement le secteur et le manque d’intérêt des jeunes pour la formation d’ambulancier, ce qui provoque, dans certains endroits du territoire, la fermeture d’IFA.

Cela est d’autant plus dommageable que la profession, qui représente environ 55 000 salariés, compte 10% de postes à pourvoir. De plus, le développement des plateaux techniques et de l’ambulatoire requiert une main-d’œuvre adaptée et qui doit être formée très vite.

Ces difficultés à recruter peuvent s’expliquer par un salaire peu attractif, un changement de mentalité (les nouveaux venus sur le marché du travail privilégiant l’épanouissement de leur vie privée au détriment de leur vie professionnelle), des conditions de travail exigeantes (travail de nuit, pendant les week-ends et jours fériés…).

Parmi les pistes d’amélioration évoquées : l’instauration d’une formation initiale pouvant aller jusqu’au bac professionnel ambulancier et comprenant l’examen du permis de conduire. Cela permettrait d’exercer l’activité d’ambulancier dès la sortie de la formation, plutôt que d’attendre l’âge de 21 ans comme c’est le cas actuellement. Il faudrait également promulguer le référentiel de compétences des ambulanciers, rédigé en 2010 et jamais paru, en raison d’un manque d’arbitrage centralisé. Encore une lacune due à l’absence de gouvernance du transport sanitaire.

Mai 2019